Carolina García Hervás

Sahara et Ban Ki-moon

A en croire le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha el Khalfi, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a présenté ses excuses au Maroc, lors de son entrevue avec le chef de la diplomatie marocaine Salaheddine Mezouar, lundi 14 mars à New York.

Invité par la chaîne allemande Deutsche Welle, Mustapha el Khalfi a dit textuellement que « quand le ministre des Affaires étrangères a rencontré M. Ban Ki-moon, il y a eu présentation d’excuses, mais il aurait fallu que ces excuses soient publiquement exprimées pour les propos tenus (le Sahara est un territoire occupé, NDLR) et qui mettent à mal le caractère d’impartialité du SG des Nations Unies ».

Mais à l’issue de la réunion, le porte-parole du SG a dit autre chose, évoquant la colère de Ban Ki-moon face à la réaction de Rabat et demandant du respect pour lui-même et pour les Nations Unies, et c’est ce qui a justifié l’escalade du côté marocain.

Entretemps, il y a eu une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui n’a pas donné lieu à un soutien public de cette instance au SG, les 15 membres se contentant d’appeler à des discussions individuelles entre eux et Rabat. Ban Ki-moon s’était ensuite déclaré déçu par la position du CS. La France, le Japon, le Sénégal et l’Espagne ont déclaré leur soutien à la proposition d’autonomie soumise par le Maroc en 2007, et deux jours après, c’était au tour de Etats-Unis de le faire, à travers un tweet de leur représentant au Conseil de Sécurité.

Lundi 21 mars, au lendemain du départ de plus de 80 membres de la Minurso du Maroc, une seconde réunion du Conseil de Sécurité devrait se tenir pour discuter encore de cette affaire.

 

 

 

 

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